
Table des matières
L’entre-deux-guerres fut sans aucun doute l’une des plus mouvementées de l’histoire récente. À la suite du soi-disant krach de 1929, l’économie capitaliste a connu une récession d’une ampleur colossale qui a conduit à une augmentation du chômage, de la précarité de l’emploi et des inégalités sociales en général, tandis que les conflits racistes et les idéologies fascistes ont gagné en force. Des années auparavant, aux États-Unis, des lois restrictives avaient commencé, comme la célèbre loi d'interdiction, qui s'accompagnaient de la montée du crime organisé (Al Capone et compagnie), avec une importance particulière dans la contrebande d'alcool. C’est dans ce cadre historique que s’est forgé le genre noir, une variante de la littérature policière qui s’est développée dans des conditions si difficiles. C'est le cas de la série primée noir triste, de Juan Díaz Canales et Juanjo Guarnido, dont je parlerai ci-dessous du personnage éponyme.
UN CHAT NOIR ANTHROPOMORPHIQUE IMPLIQUÉ DANS UN DÉTECTEUR PRIVÉ
John Blacksad pourrait être considéré comme le détective américain typique de cette époque, avec son trench-coat et le caractère typique des personnages de ce genre, si ce n'était pour un détail : c'est un chat anthropomorphe. Sinon, sa taille et sa carrure se situent dans la moyenne de n’importe quel être humain. Quant à Leurs traits du visage se situent à mi-chemin entre les deux espèces., même si ses traits félins étaient sensiblement atténué au passage des volumes. Donc,son museau va s'aplatir(et qui est de couleur blanche, contrastant nettement avec le reste de la tête, créant l'effet d'une sorte de « barbe ») à des niveaux relativement acceptables pour une personne. Son la tête deviendra plus ovale avec des pommettes, un menton et un front marqués qui deviendront de plus en plus « humains ». De son côté, le "le blanc des yeux" (sclérotique), exclusive à notre espèce, contribue à l'expressivité qui nous caractérise. Parmi toutes les caractéristiques des félins, ce sont leurs grandes oreilles qui sont restés pratiquement intacts. Il faut préciser que dans cette série l'apparition de Jonh n'est pas une rareté, mais plutôt tous ses individus appartiennent à certaines espèces animales, qui correspond généralement à un sujet social ou à une caractéristique personnelle.
Ses traits « félins » ne se limitent pas seulement au physique, mais ont laissé une empreinte sur son caractère, comme en témoigne son fort tempérament (il ressemble à un chat en colère quand il est de mauvaise humeur) et dans son réflexes surhumains. En fait, il est pratiquement impossible de le surprendre, même lorsqu'il est attaqué par derrière. S'il est vrai qu'il reçoit généralement de nombreux coups et peut se retrouver dans un état lamentable, il est normal que cela soit dû au fait qu'il se trouve face à des rivaux qui le surpassent largement en force, même s'il parvient toujours à trouver une occasion de se racheter. Le détective lui-même correspond à son statut de chat et il n'est pas rare de le voir ironiser sur de nombreux sujets entourant cette espèce, comme le mythe des sept vies, son animosité pour l'eau ou sa capacité à retomber sur ses pieds.
LE DERNIER DÉFENSEUR DE LA JUSTICE
Comme je l'ai indiqué précédemment, dans le reste des numéros, Blacksad s'adapte parfaitement au type de protagoniste du genre noir. Fidèle à son nom (Black = Noir - terme distinctif pour le sexe et la couleur de sa fourrure - ; Sad = Tristesse), on rencontre d'abord un personnage mélancolique, presque maussade à certains moments, il semble étouffé par le poids d'un fardeau qu'il peut à peine supporter, mais avec un sens inébranlable de la justice et du devoir. Tout cela est parfaitement justifié, puisque le premier de ses cas le touche de très près. Par ailleurs, et bien que l’histoire ne se déroule pas pendant la Grande Dépression, mais à l’aube de la Guerre froide, les inégalités, la pauvreté et la ségrégation raciale surgissent partout dans chacune de leurs aventures. Notre détective mélancolique souvent Il doit mener ses enquêtes dans les quartiers les plus dégradés et dans ce qu'on appelle la « pègre », où vivent les plus démunis de la société. où la justice corrompue au service du pouvoir économique arrive rarement, en même temps qu'elle dénouera (involontairement) les complots les plus immoraux de personnages riches et influents.
De plus, lui-même ne peut pas vraiment se considérer comme un privilégié. L’étudiant autrefois problématique qui est passé « de courir devant la police à courir après les méchants » padece estrecheces económicas, pues el sueldo que le brinda su profesión de detective privado es tan exiguo que apenas le llega para cubrir sus necesidades. Esto le llevó a hacer otros trabajos mal remunerados, e incluso su color de piel (o, mejor dicho, de pelaje) le convierte en objeto de discriminación racial por parte de los supremacistas blancos. En estos ambientes, que se erigen como verdaderos escenarios de dramas colectivos y personales, no es de extrañar que aflore en él un sentimiento de humanidad y empatía que le lleve a convertir sus casos en una cuestión personal (como suele decir, “hay cosas más importantes que los negocios y el dinero”). A pesar de todo, en su último tomo hasta la fecha (Amarillo, 2013) no podrá evitar confesarse agotado de tener que lidiar con tanto sufrimiento propio y ajeno y desear (aunque sólo por un momento) haber seguido con el negocio familiar de la fotografía.
No obstante, en situaciones menos graves mostrará una faceta más bromista y jovial y un humor ácido, sarcástico y afilado, dejando claro que esos rasgos sombríos son fruto de las circunstancias y no de su carácter. A ello le ayudará su mejor amigo (y, hasta ahora, el único conocido) Weekly, una comadreja alegre y dicharachera y reportero sensacionalista que, a pesar de su personalidad poco seria, le será de suma ayuda para la resolución de sus casos. Por otra parte, parece poseer un especial magentismo para con el sexo opuesto, ya que parece atraer a la mayoría de las mujeres con las que se encuentra. Eso no significa que sea afortunado con las relaciones. Más bien todo lo contrario, ya que, por unas u otras razones, éstas suelen fracasar, como si hubiera cernido sobre él una maldición que le condenase a una soltería perpetua. De hecho, fue la tragedia de su célebre expareja, la estrella de Hollywood Natalia Wilford, de la que había sido guardaespaldas personal (de lo poco que se conoce de su trayectoria profesional antes de convertirse en detective privado, aparte de su efímero paso por la facultad de Historia ), la que dio pie a su primera aventura.
![[Réunion…] John Blacksad](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2024/10/Blacksad-magnetismo-con-las-mujeres.jpg)
CONSOMMATION ET RECOMMANDATIONS
Jonh Blacksad es un detective privado con apariencia de gato antropomorfo que, para resolver sus casos, debe moverse por los ambientes más sórdidos y depauperados y darse de bruces con los negocios más turbios de las altas esferas. Bajo su talante sombrío y abatido, se esconde una “persona” con un intachable sentido de la justicia y un ánimo alegre y bromista del que hace gala en los momentos más distendidos. Es un personaje que está muy cerca del típico detective del género negro y del que se conoce poco sobre su pasado personal y familiar (aunque ya en Amarillo aporta alguna pincelada más sobre ello), pero cumple como catalizador. Uno que saca a colación los aspectos más escabrosos de la sociedad de la época en la que se ambienta la acción, como la pobreza, la desigualdad social, el racismo o el anticomunismo y la “caza de brujas” del macarthismo.
![[Réunion…] John Blacksad](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2024/10/Blacksad-Olga.jpg)
La serie noir triste es una de las más galardonadas y reconocidas fuera de nuestras fronteras, y sus cinco tomos pueden encontraste fácilmente en cualquier librería bajo el sello de Norme éditoriale. Éstos son Un lugar entre las sombras (2001), Arctic Nation (2003), Alma Roja (2005), El infierno, el silencio (2010) y Amarillo (2013). Todos ellos, de carácter autoconclusivo, presentan una calidad altísima, aunque el último baja considerablemente el nivel con respecto a sus predecesores. En 2014 fueron reunidos en la una edición integral. También conviene mencionar Cómo se hizo Blacksad (2002) y Blacksad: La historia de las acuarelas (2007), los cuales aportan información adicional sobre la obra de Juan Díaz Canales y Juanjo Guarnido.
![[Réunion…] John Blacksad](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2024/10/Blacksad-tomo-1-1-780x1024.jpg)
![[Réunion…] John Blacksad](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2024/10/Blacksad-integral.jpg)

![[Réunion…] John Blacksad](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2024/10/Blacksad-tomo-1.jpg)
![[Réunion…] John Blacksad](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2024/10/Blacksad-ironizando.jpg)
![[Réunion…] John Blacksad](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2024/10/Blacksad-reflejos.jpg)
![[Réunion…] John Blacksad](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2024/10/Blacksad-bajos-fondos.jpg)
![[Réunion…] John Blacksad](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2024/10/Blacksad-racismo.jpg)
![[Réunion…] John Blacksad](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2024/10/Blacksad-Weekly.jpg)
![[Revue] Planeta Manga et MANGA ISSHO : magazines de manga espagnols et européens](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2026/06/Planeta-Manga-ISSHO-manga-300x169.png)
![[Rencontre…] Midna : la Twilight Princess, plus contrastée que jamais](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2025/05/Conociendo-a-Midna-300x146.png)
![[Critique] The Legend of Zelda : Twilight Princess (manga)](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2025/03/Twilight-Princess-manga-portada-300x154.jpg)
![[Article] Les "BD de l'année" (spécial 2024)](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2025/01/Los-comics-del-ano-2024-1-300x169.jpg)
![[Critique] Brian le cerveau intégral](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2024/11/Brian-the-Brain-Integral-Resena-300x179.png)
![[Réunion…] Yōsuke Shibazaki](https://combogamer.com/wp-content/uploads/2023/12/Conociendo-a-Yosuke-Shibazaki-300x146.png)